ville propre et sans dechets

Des déchets sauvages qui coutent cher aux élus et à la collectivité

Lutter contre les dépôts sauvages est un enjeu environnemental, cependant pour les territoires il s’agit également d’un enjeu économique. 

Combien coûtent les dépôts sauvages pour les territoires et comment lutter contre ce fléau ? 

La gestion des déchets est différente selon les localités, c’est pourquoi elle peut engendrer des dépenses exorbitantes et des conséquences environnementales dévastatrices si elle est mal gérée. 

 

Lutter contre des déchets qui s’amoncellent dans notre quotidien.

 

 

Des bénévoles dévoués pour protéger l’environnement en récoltant des déchets 

 

Les collectivités territoriales et leurs groupements déclarent un budget annuel moyen de 59 210 euros pour lutter contre les dépôts sauvages. 

 

Ces nouvelles dépenses impactent aussi certaines communes qui n’ont pas les moyens de subvenir à ces besoins : « Nous allons solliciter une aide, pour l’achat d’un camion à cet effet. Cela reste un coût pour la commune. C’est une mobilisation quasi quotidienne d’agent municipal qui se charge du ramassage et du déchargement en déchetterie », précise Yves Citerne dans un article paru chez La Gazette Val-d’Oise, le 11 mai 2021. 

L’indignation est de mise dans la ville de Poissy (37 146 hab., Yvelines), la ville ou la communauté urbaine ont opéré 155 interventions en 2018, pour un coût total de 93 000 euros (personnel, transports et tri), et la ville 186 interventions en 2019 pour un coût de 42 400 euros. Karl Olive, le maire, s’emporte dans un article partagé par la gazette Club Finance : « L’installation des Roms entre août 2017 et le 12 octobre 2017 aura coûté 1 million d’euros pour 7 000 m3 évacués » 

Les dépôts sauvages coûtent 50 000 € par an à Blain, le maire M. Jean-Michel Buf a choisi de témoigner sur via l’Eclaireur Châteaubriant et sa région :  « La municipalité continue de renforcer son action à la fois dans l’identification des responsables, dans les sanctions prises à leur encontre mais également dans la valorisation des bonnes pratiques et des conduites vertueuses qu’il nous appartient de soutenir. ». À noter que les contrevenants encourent une amende qui peut s’élever jusqu’à 1500€. 

 

Chaque territoire métropolitain se voit obligé de punir sévèrement les pollueurs car la prévention ne suffit plus dans certains et cela entraîne des dépenses et une perte de temps considérable pour les communes touchées. 

t. 

 

 Les peines infligées aux pollueurs 

 

Nous apprenons dans un article de La Nouvelle République.fr que la commune de Déols dans l’Indre a choisi de mettre en place une amende forfaitaire de 250 € par m³ et une amende administrative pour le remboursement des frais liés au retrait avec une pénalité appliquée de 10 % du montant total pour couvrir le temps du travail administratif des agents. » 

Nous pouvons découvrir sur le site internet de la Mairie de La Grigonnais a quant à elle prit un arrêté car le coût économique de la lutte contre les dépôts sauvages est considéré comme « non négligeable » et le coût environnemental également car ces déchets peuvent être toxiques et polluer le territoire. Celui-ci indique que tout contrevenant se verra verbalisé à hauteur de 135 euros, et, s’il y a nécessité de faire intervenir une entreprise extérieure pour l’enlèvement de ces déchets “sauvages”, le montant de la facture sera automatiquement répercuté au contrevenant.

Le site de la Belle Fontaine, situé au bord du Marais de Brière, à Saint-Lyphard (Loire-Atlantique), était victime de dégradations à répétition. La mairie a décidé d’organiser un grand nettoyage pour lutter contre ces dégradations et nous informe via L’ÉCHO DE LA PRESQU’ÎLE GUERANDAISE ET DE SAINT-NAZAIRE que :« Toute personne identifiée y ayant recours sera sanctionnée en vertu des articles R. 632-1 et 635-8 du Code pénal, par une amende allant de 68 € à 1 500 €. » 

Le cas est particulier concernant le territoire d’Optevoz où un dépôt a été effectué à moins de deux mètres de la déchetterie. De plus, le Dauphiné Libéré nous rapporte que : « le maire est en effet la première personne à alerter en cas de découverte de dépôts sauvages. Un dépôt sauvage peut être passible d’une amende de 750 euros. ». 

 

Afin de conclure, nous pouvons émettre une constatation : qu’il s’agisse d’une petite commune, un collectivité  ou une grande région, le fléau concernant les dépôts sauvages ne cesse de s’abattre sur les régions ce qui leur coûte énormément de temps, d’argent et de besoins humains. Les décideurs se doivent de trouver des réponses concrètes à apporter à leurs administrés afin d’améliorer la qualité de vie de ceux-ci. 

Pourquoi ne pas tenter un système d’analyse d’image par ordinateur ? Il pourra aider à la lutte contre les incivilités tout en participant à rendre la ville intelligente.